CLAUZEL Jacques - Sans titre

CLAUZEL Jacques - Sans titre

Sérigraphie, 2003, H. 76 x L. 56 cm
Editeur : Jean Villevieille
N° 20/30
Collection : GAC
Numéro d'inventaire : GV.2015.34
Issue du fonds Jean Villevieille, éditeur sérigraphe, Saint-Étienne.

J'ai trop de succès, je suis déjà empruntée ! Bientôt de retour...

Né en 1941, Jacques Clauzel étudie la peinture à l'école des Beaux-Arts de Tourcoing puis à celle de Montpellier. Il termine son cursus à l'École nationale supérieure des beaux-arts de Paris en 1965, dans l'atelier de Roger Chastel. Il est grand légiste au prix de Rome en 1964. À cette époque, il travaille déjà avec une grande économie de moyens et choisit de se contenter du noir, du blanc et du gris. Après un séjour de huit années en Côte d'Ivoire, où il a pratiqué la photographie, il revient en France et va enseigner à l'école de Beaux-Arts de Montpellier. Dès 1976, il revient à la peinture par le biais de dessins automatiques et entame une période de recherches : papiers froissés, déchirés, collés, papiers marouflés, etc. Parallèlement à la peinture, Jacques Clauzel pratique la gravure, la lithographie, la photographie,_et édite des livres d'artiste.

À travers cette lithographie, Jacques Clauzel explore le trait. L'utilisation de couleurs réduites, l'absence de sujet, le format rectangulaire vertical qui caractérisent son oeuvre, créent une unité _calme et silencieuse. Il traite toute la surface avec un monochrome aux nuances de blancs. La composition est balayée par des lignes horizontales grises. Notre regard s'arrête au centre, marqué par une ligne rouge elle-même crayonné verticalement. Cet ensemble de segments fait écho au travail de l'artiste lorsqu'il plie le papier ou effectue des marques avec une règle. La diversité des traces qui couvrent la surface est un appel à l'interprétation : « C'est à cette aventure qu'invitent les traces qui peuplent mon oeuvre. Une aventure qui, certes, n'éveille pas en chacun le soupçon d'un jeu ou de moyens factices, mais bien _qui débouche sur ce qui la légitime : un continu questionnement. »

JACL-004