ARNAL André-Pierre - Aiguë

ARNAL André-Pierre - Aiguë

Estampe numérique sur tissu, 2017, H. 59,5 x L. 49,5 cm
Editeur : Jean-Pierre Huguet éditeur
N° 17/30
Collection : GAC
Numéro d'inventaire : G-2017-01
Œuvre réalisée avec le GAC au cours de l'exposition de André-Pierre Arnal du 21 au 27 janvier 2017.

J'ai trop de succès, je suis déjà empruntée ! Bientôt de retour...

Né en 1939 à Nîmes, André-Pierre Arnal a suivi des études de lettres et d'histoire de l'art à l'université de Montpellier. Après un rapide passage à l'école des Beaux-Arts de Montpellier, il poursuit dans les années 1960 une recherche solitaire, marquée par la découverte de Matisse, des abstraits américains ­et surtout de Paul Klee. André-Pierre Arnal a joué un rôle fondateur au sein du groupe Support(s)/Surface(s), qui s'inscrit en rupture avec l'art figuratif en s'orientant vers les deux éléments constituants de l'oeuvre : le support et l'inscription de la couleur. Depuis les années 1960, l'artiste n'a cessé d'explorer une infinie variété de techniques que sont les empreintes, les « fripages », les « froissages », les pliages, les arrachements, les collages, etc. Il considère la peinture comme une sorte d'écriture. André-Pierre Arnal est un artiste chercheur et bricoleur, expérimentateur qui invente des moyens de peindre, des outils pour faire surgir des formes neuves qui font toutefois signe vers une grammaire inédite.

Dans les années 1960, la toile se libère progressivement du mur où elle avait été cantonnée par la peinture classique. Elle est envisagée pour elle-même et dans sa propre matérialité. Toutefois, même libérée de son cadre, une toile n'accède aux murs d'une galerie ou d'un musée que couverte par un travail que l'on qualifie toujours de « peinture ». La toile devient alors un élément dont il faut explorer toute la constitution : souple, s'enroulant, se liant, se pressant, sans envers ni endroit, peinte, naturelle ou teinte. Ces recherches aboutissent à une reconstruction de la peinture par laquelle des formes et des couleurs surgissent dans un territoire pictural nouveau voué à la beauté des lignes, des angles et des couleurs.
Cette estampe reprend une oeuvre de 1971 intitulée Sans Titre 6, faisant partie d'une série consacrée au pliage. Ce tissu blanc a été investi par les gestes du corps en déposant la peinture et pliant la toile. Il en résulte un jeu de lignes très géométriques dont les traits sont plus ou moins atténués selon l'imprégnation de la peinture dans la fibre. Ces obliques sont complétées par d'autres lignes, celles des pliures du tissu qui créent un jeu d'ombres et de lumières. Le blanc n'est plus tout à fait blanc.

APAR-001