ARROYO Eduardo - Waldorf Astoria

ARROYO Eduardo - Waldorf Astoria

Lithographie, 1989, H. 50 x L. 65 cm
Editeur : Atelier Grapholith - Paris
N° 14/100
Collection : État
Numéro d'inventaire : D-2006.1.8 / FNAC 88 445/
Dépôt du Centre national des arts plastiques. Dépôt du Département de l'Ardèche. Fait partie d'une série intitulée « Estampes et Révolution, 200 ans après », commande publique du Ministère français de la Culture à l'occasion du Bicentenaire de la Révolution française.
J'ai trop de succès, je suis déjà empruntée ! Bientôt de retour...

Né en 1937 à Madrid, Eduardo Arroyo s'exile à Paris dès 1958, fuyant l'Espagne franquiste. Il est l'un des artistes majeurs de la Figuration narrative dans les années 1960 aux côtés notamment de Gilles Aillaud, Hervé Télémaque ou Valerio Adami. L'exil et le déracinement sous-tendent son engagement artistique dont il attend une efficacité politique. Eduardo Arroyo ne retourne en Espagne qu'après la mort de Franco en 1975 et se réinstalle à Madrid. Le rétablissement de la démocratie a un impact sur sa peinture qui se fait moins politique, moins provocatrice.

En 1989, Eduardo Arroyo publie un recueil de ses textes sous le titre de Sardines à l'huile (un clin d'oeil culinaire à sa patrie d'origine). La sardine va s'introduire dans les oeuvres de l'artiste associée à la célèbre danseuse de flamenco Carmen Amaya. L'histoire raconte que la danseuse et son équipe, hébergées lors d'une tournée au somptueux Waldorf-Astoria hôtel de New York, ne résistèrent pas à l'envie de déguster quelques-uns de ces petits poissons frits qu'ils firent griller à même les sommiers métalliques de leurs lits. La sardine devient alors l'élément pivot d'un petit collage de 1988 intitulé Maria Dolores en hommage à une artiste espagnole. Cette lithographie, qui fait partie de la série « Waldorf Astoria », représente une silhouette au port fier évoquant la danseuse de flamenco. Ses cheveux sont relevés en chignon et ornés de la peineta. L'oeuvre est cloisonnée par une bande de petits pois faisant référence au collage qui est un élément de style récurrent dans son travail. L'artiste a un goût prononcé pour les compositions très structurées.

Bibliographie :
Estampes et Révolution, 200 ans après, cat. exp. Centre national des arts plastiques, 27 juin-27 août 1989, ministère de la Culture et de la Communication, 1989, p. 56-57.
EDAR-001