KABAKOV Ilya - Les Mots dans le ciel

KABAKOV Ilya - Les Mots dans le ciel

Lithographie, 1989, H. 79,2 x L. 120 cm
Editeur : Atelier Minium - Paris
N° 14/100
Collection : État
Numéro d'inventaire : D-2006.1.31 / FNAC 89 160-14-/
Dépôt du Centre national des arts plastiques. Dépôt du Département de l'Ardèche. Fait partie d'une série intitulée « Estampes et Révolution, 200 ans après », commande publique du Ministère français de la Culture à l'occasion du Bicentenaire de la Révolution française.
Disponible

Ilya Kabakov, né en 1933 à Dnipropetrovsk en Ukraine, est considéré aujourd'hui comme l'artiste russe vivant le plus connu. Il a conservé tout au long de sa carrière un large éventail de pratiques artistiques, car il est à la fois peintre, sculpteur, créateur d'installations, artiste graphiste ou encore auteur de textes théoriques. Ilya Kabakov suit des études artistiques en 1945 à Moscou et entre en 1951 à l'École supérieure des beaux-arts dans la section graphisme. Dans les années 1960 et 1970, ses travaux le situent comme étant une personnalité importante de l'avant-garde moscovite et acteur de l'art russe conceptuel. Surveillé par le régime, il pratique son activité de peintre dans la clandestinité. En effet, suite à une série de dessins intitulée « Les Douches », où Ilya Kabakov représente un homme sous la douche mais où l'eau ne coule pas l'artiste voulant ainsi exprimer une idée universelle : l'individu attend toujours, sans jamais recevoir , les autorités russes vont y voir une attaque de la culture soviétique et vont empêcher l'artiste d'exercer son métier d'illustrateur. C'est dans les années 1980 qu'il crée ses premières installations Le Bateau, La Rivière, L'homme qui s'est envolé dans l'espace qui le font connaître en Occident. Kabakov exprime dans son travail la contrainte du régime totalitaire soviétique.

Cette lithographie représente une mosaïque multicolore disposée en spirale autour d'un octogone sur lequel sont inscrits les mots : LIBERTE / EGALITE / FRATERNITE. Ce point central est encerclé par une fine forme géométrique noire où sont disposées tout autour des sortes de petites silhouettes voulant accéder aux fondements de la République française. Cette mosaïque aux couleurs vives peut également évoquer un vitrail en rosace.

Bibliographie :
Jean-Hubert Martin (sous la dir. de), Ilya et Emilia Kabakov. L'étrange cité, cat. exp. [Paris, Nef du Grand Palais, 10 mai-22 juin 2014], Paris, RMN-Grand Palais, 2014.
ILKA-001