BARRY Jacques - Mangez Bio !

BARRY Jacques - Mangez Bio !

Sérigraphie, s. d., H. 60 x L. 40,5 cm
Editeur : Jean Villevieille
N° 12/60
Collection : GAC
Numéro d'inventaire : GV.2015.11
Issue du fonds Jean Villevieille, éditeur sérigraphe, Saint-Étienne.

Disponible

Jacques Barry, né en 1943, vit et travaille à Saint-Étienne (42) et Paris. De 1972 à 2006, il fut enseignant à l'école des Beaux-Arts de Saint-Étienne sans pour autant négliger son travail de peintre. L'oeuvre de Jacques Barry s'articule autour de signes très épurés s'approchant des pictogrammes (images simplifiées). Telle l'esquisse, cette peinture cherche à aller au plus simple, à la forme minimale mais suffisante pour être aisément reconnaissable par tous. Le geste et les coups de pinceau sont vifs. Jacques Barry oblige le spectateur à se demander si ce qu'il voit est bien ce qu'il voit. Préoccupé par des questions de forme avant tout, il recherche un langage direct avec une peinture sans fioritures, débarrassée du poids des « impératifs historiques(1) ».

(1) Dès ses débuts, Jacques Barry se détache des courants majoritaires tels la Figuration narrative, Supports-Surfaces et B.M.P.T. Il aborde la peinture muni du seul désir de faire du neuf et de mettre en place son propre langage. Il ne veut être ni un « suiveur » ni un « suivi ». Il ne veut pas d'un sujet comme le nu qui participe encore à une tradition picturale.

Le bestiaire, cher à Jacques Barry, cède ici la place à l'humain. L'humour est également présent, étonnant, sans retenue, une liberté de ton prend place dans l'oeuvre de l'artiste. Sur un fond blanc, les contours de deux personnages se dessinent : un homme, l'air pensif, et une femme, cueillant une fleur, dans une scène intime avec un nuage pour témoin. En regard du dessin, quelques mots, « Mangez Bio ! », mettent en avant la finesse d'esprit de l'artiste. On pense alors à certains dessins de presse, des dessins d'humeur venus avec des phrases lues ou entendues. Jacques Barry joue des décalages (texte et image) créant un effet de surprise, de désorientation chez le spectateur. Il fait toutefois naître un nouveau sens, invite à la rêverie et suscite alors une multitude de voies pour l'oeil et l'esprit du spectateur.

Bibliographie :
Bernard Collet, Jacques Barry. Le maintien de l'ordre, Jean-Pierre Huguet éditeur, 2007.

JABA-019